Est-ce que tu penseras encore à moi, demain ? Demain, c'est pas si loin, c'est 24h, 1440 minutes, 86400 secondes. Te souviendras-tu de mes lèvres contre les tiennes, mon coeur qui bat, mes mains qui tremblent de trop te désirer ? Et dans une semaine, dis, dans 7 fois 24h, dans 10080 minutes, 604800 secondes. Tu te rappelleras de mon corps chaud collé au tien, de ce corps essouflé, abandonné à toi, des plis des draps sur ma peau qui forment des dessins ? Est-ce que tu penseras toujours à moi, dans un mois ? Ca commence à être long, 2419200 secondes. Les heures passent, les souvenirs s'effacent... un peu. Te rappelleras-tu de ma voix, de mes je t'aime, de mes yeux qui te regardaient comme s'ils n'avaient jamais rien vu de plus merveilleux, de l'odeur de mon parfum ? Et dans un an, hein, dans un an ? Dans 29030400 secondes, tu te rappelleras de moi ? Les jours, les mois seront passés, auront effacés à jamais ces petits détails de notre quotidien, de notre ancien quotidien que j'aime tant. Seras-tu perturbé quand tu seras dans d'autres bras, perturbé qu'ils n'aient pas la même odeur que les miens ? Il faudra s'habituer. A ça, à tout. Je suis sûre qu'elle te trouvera beau au fil des quatre saisons, avec ton écharpe, sans ton manteau, en T-shirt. Nu, même. Tu le seras peut-être plus que ce que je ne l'imagine. Tu finiras par l'aimer. Un an, puis deux. Et là, j'espère que tout te reviendra. Nos 2 ans, nos 58060800 secondes d'amour te sauteront à la gueule comme une bombe qui explose. Que ces souvenirs, mes lèvres, mon coeur, mes mains, mon corps, ma voix, mes yeux, mon parfum, que tout remontera. Ce n'est pas parce que c'est bien enterré que ça ne ressurgi jamais, tu sais. Alors tu me retrouveras, je t'accueillerai comme si tu n'étais jamais parti, t'embrasserais un peu partout, un peu comme si c'était plus fort que tout, incontrolable. Un peu comme quand mes mains tremblaient de ce trop plein d'amour. Et après, tu repartiras, hein, tu iras la retrouver ? Ne nies pas, je le sais déjà. Tu penseras à moi quand tu seras papa ? Quand elle accouchera d'une jolie petite rousse ? Dis, est-ce que tu lui donneras le prénom qu'on avait choisi ensemble ? Et si un jour, on se croise par hasard, car ça ne pourrait être qu'un hasard, ta femme au bout du bras et ta fille s'aggripant à tes doigts, est-ce que tu t'arrêteras ? Est-ce que tu me regarderas ? Je serai sûrement dans d'autres bras mais ils n'auront pas la même odeur, ton odeur. Je sais que je t'aimerais encore.
Mais toi, dis moi, tu te souviendras ?