18 ans.

Maintenant, je suis une grande personne.
# Posté le samedi 20 juin 2009 09:22

Lui, rien que lui, toujours lui.

Lui, rien que lui, toujours lui.
Est-ce que tu penseras encore à moi, demain ? Demain, c'est pas si loin, c'est 24h, 1440 minutes, 86400 secondes. Te souviendras-tu de mes lèvres contre les tiennes, mon coeur qui bat, mes mains qui tremblent de trop te désirer ? Et dans une semaine, dis, dans 7 fois 24h, dans 10080 minutes, 604800 secondes. Tu te rappelleras de mon corps chaud collé au tien, de ce corps essouflé, abandonné à toi, des plis des draps sur ma peau qui forment des dessins ? Est-ce que tu penseras toujours à moi, dans un mois ? Ca commence à être long, 2419200 secondes. Les heures passent, les souvenirs s'effacent... un peu. Te rappelleras-tu de ma voix, de mes je t'aime, de mes yeux qui te regardaient comme s'ils n'avaient jamais rien vu de plus merveilleux, de l'odeur de mon parfum ? Et dans un an, hein, dans un an ? Dans 29030400 secondes, tu te rappelleras de moi ? Les jours, les mois seront passés, auront effacés à jamais ces petits détails de notre quotidien, de notre ancien quotidien que j'aime tant. Seras-tu perturbé quand tu seras dans d'autres bras, perturbé qu'ils n'aient pas la même odeur que les miens ? Il faudra s'habituer. A ça, à tout. Je suis sûre qu'elle te trouvera beau au fil des quatre saisons, avec ton écharpe, sans ton manteau, en T-shirt. Nu, même. Tu le seras peut-être plus que ce que je ne l'imagine. Tu finiras par l'aimer. Un an, puis deux. Et là, j'espère que tout te reviendra. Nos 2 ans, nos 58060800 secondes d'amour te sauteront à la gueule comme une bombe qui explose. Que ces souvenirs, mes lèvres, mon coeur, mes mains, mon corps, ma voix, mes yeux, mon parfum, que tout remontera. Ce n'est pas parce que c'est bien enterré que ça ne ressurgi jamais, tu sais. Alors tu me retrouveras, je t'accueillerai comme si tu n'étais jamais parti, t'embrasserais un peu partout, un peu comme si c'était plus fort que tout, incontrolable. Un peu comme quand mes mains tremblaient de ce trop plein d'amour. Et après, tu repartiras, hein, tu iras la retrouver ? Ne nies pas, je le sais déjà. Tu penseras à moi quand tu seras papa ? Quand elle accouchera d'une jolie petite rousse ? Dis, est-ce que tu lui donneras le prénom qu'on avait choisi ensemble ? Et si un jour, on se croise par hasard, car ça ne pourrait être qu'un hasard, ta femme au bout du bras et ta fille s'aggripant à tes doigts, est-ce que tu t'arrêteras ? Est-ce que tu me regarderas ? Je serai sûrement dans d'autres bras mais ils n'auront pas la même odeur, ton odeur. Je sais que je t'aimerais encore.
Mais toi, dis moi, tu te souviendras ?
# Posté le lundi 15 décembre 2008 15:13
Modifié le vendredi 01 mai 2009 10:37

" Taime tar feur <3 d.d.d. " Je lui ai envoyé un sms en pleine nuit pendant mon sommeil. Vous y croyez, vous ? Il me hante.



1 an et demi de bonheur.

" Taime tar feur <3 d.d.d. " Je lui ai envoyé un sms en pleine nuit pendant mon sommeil. Vous y croyez, vous ? Il me hante.
# Posté le lundi 01 décembre 2008 16:21
Modifié le mercredi 28 janvier 2009 17:56

Un "je t'aime", pas un "je te baise", s'il te plait.

Un "je t'aime", pas un "je te baise", s'il te plait.








Ne me demande pas d'être quelqu'un que je ne suis pas, tu m'entends ? Si tu me prends, tu me prends toute entière. Du crane aux doigts de pieds, des seins au vagin. Je suis une fille, presqu'une femme. Si tu me prends, tu me prends toute entière parce qu'on ne brise pas le coeur d'une femme après une nuit passée avec elle en balancant négligement "Ecoute, t'es bien jolie, agréable au lit, mais j'ai pas besoin de toi dans ma vie".



# Posté le lundi 24 novembre 2008 12:19
Modifié le lundi 23 mars 2009 07:47

Aujourd'hui j'ai vécu une scène de film triste et amoureux.

Aujourd'hui j'ai vécu une scène de film triste et amoureux.





Dispute.









Je ne réagis pas. Il me dit qu'il doit y aller, se lève et part. Il n'est jamais parti comme ça, sans un regard, un mot doux, un bisou, sa main dans mon cou... Jamais. Je le regarde s'éloigner en espérant qu'il va revenir sur ses pas. Il n'en est rien. Il avance sans se retourner. Et moi je tombe. Brutallement. Sans prévenir. Il s'éloigne de plus en plus. Je lui en veux de ne pas revenir, de m'abandonner là. "Je te déteste" dit mon sms. Sms qu'il ne lit pas, sûrement parce que son portable est en silencieux. Il tourne au coin d'un magasin. Je ne le vois plus. Et je panique. Mon coeur bat fort, je n'arrive plus à reprendre ma respiration entre deux sanglots, mes mains commencent à trembler. Je me lève, mon cerveau ne contrôle plus mon corps. Je me lève et je cours. Mes jambes courent. Le reste essaye de suivre. L'angoisse et l'athme ne font pas bon ménage, encore moins avec les membres qui tremblent et les yeux mouillés de ces larmes qui coulent sur mes joues et qui me glacent le visage avec le vent qui souffle. Je cours de plus en plus vite, et je tombe. Je n'ai pas envie de me relever mais je ne peux pas m'en empêcher. Un homme me demande si j'ai besoin d'aide. Je ne répond pas. Je me lève et cours encore. Ca y est, je le vois, il s'apprête à ouvrir la porte du magasin. J'hurle son prénom. Tout le monde entend. Tout le monde, sauf lui. Il est à l'intérieur. J'aimerais faire demi tour et rentrer chez moi, mais je continue à courir. Jusqu'à la vitrine du magasin. Je suis droite comme un piquet, un piquet qui tremble, et je le cherche des yeux à travers la devanture. J'attend. Ca me paraît être une éternité. Dedans, on me regarde étrangement. Puis il arrive, enfin. Il m'a vu mais ne me regarde pas. Cependant, il avance. Avant d'ouvrir la porte, il reste devant. Il me regarde, il me regarde et je ne sais pas ce qu'il veut me dire. J'ai l'impression que mes pieds sont fixés au sol. Il tire la porte. Droit devant moi, lui en T-shirt et moi emmitouflée dans mon manteau tout doux et mon écharpe orange, ses yeux essayent de communiquer. Je crois que les miens lui répondent. Un dialogue s'installe, un dialogue de pupilles. Derrière, un autre employé essaye de nous regarder discrètement. Je sais qu'il est là depuis le début et qu'il attend quelque chose. Je sais aussi qu'il n'est pas le seul à attendre. Mais le temps s'est arrêté. Et mon corps se dirige contre celui de Rafael, comme celui de Rafael se dirige contre le mien. Nos lèvres se rencontrent sans qu'on y puisse rien.

Des émants. Des aimants.


# Posté le mardi 11 novembre 2008 14:09
Modifié le vendredi 19 décembre 2008 07:32