A la haine, à l'amour

A la haine, à l'amour



Je le détesterais, pire encore je le haïrais.
Je jalouserais ses foutus potes pour leurs fous-rires et leur confiance. Je ne supporterais pas ces nanas qui le fréquentent pour leurs paroles, leurs sourires échangés. Encore moins sa famille pour le temps qu'ils passent ensemble. L'idée que quelqu'un vive avec lui me rendrait dingue. Je le maipriserais pour sa façon de penser, sa maturité et ses talents cachés. Je bousillerais son image, racontant des conneries à qui veut bien l'entendre. Je divulgerais à tout va des choses qu'il n'aurait en réalité jamais pu dire, jamais pu faire. J'irais lacerer ses chemises qui lui vont si bien à coups du cuter, casser ses CDs pour ses bons goûts musicaux, couper ses doigts un par un pour qu'il ne puisse plus faire sortir de jolies notes de sa guitare. Je jetterais son appareil photo tout neuf contre le mur et supprimerais tous ses clichés. J'arracherais ses cheveux pour qu'il ne soit plus si original, je balancerais par la fenêtre sa bouteille de parfum qui sent si bon, le torturerais pour qu'il perde ce corps. Oui, je lui briserais les os, ceux du bassin que j'aime tant. Ses phalanges cèderont sous le poid de l'idolation, sa colonne vertébrale ne pourra plus supporter cette passion haineuse. Je le détruirais. Par jalousie, par mal être de ne pas lui ressembler.
Sa perfection me rendrait malade.
Si j'étais un garçon.

Mais je suis une fille. Et je ne peux alors que l'aimer.
A la vie. A l'amour. A la mort.

Eva T.



Je la détesterais, pire encore je la haïrais.
Je déchirerais de mes propres mains ses foutus cahiers aussi bien décorés que rédigés , je maudirais sa belle écriture si spontanée, je ferais brûler son agenda débordant de passion en m'assurant qu'il ne laisse transparaître ni coeur ni mot d'amour, je lui briserais son index pour qu'elle cesse de prendre de si belles photos, Je la défigurerais par pure jalousie de son visage si bien dessiné, je m'attarderais à trouver des arguments qui seraient en mesure de froisser son si joli sourire , je lui arracherais ses doux yeux pour ne plus avoir à me confronter à son regard si tendre, je la scalperais pour ne plus voir cette mèche qu'elle porte si bien, je lui arracherais sa lèvre inférieure pour qu'elle cesse de se la mordre quand elle le regarde, je prierais pour la voir sombrer de jour en jour.
Sa perfection me rendrait malade.
Si j'étais une fille.

Mais je suis un garçon. Et je ne peux alors que l'aimer.
A la vie. A l'amour. A la mort.




La haine n'est qu'un abîme où l'on ne peut trouver la redemption . . .

Rafaël C.









Photo inspirée d'ici

# Posté le samedi 26 janvier 2008 18:19

Modifié le vendredi 19 décembre 2008 07:10

Une vie dans tes bras

Une vie dans tes bras
Le matin, je me réveillerais dans tes bras. Ton sourire sera la première chose que je verrais de la journée. Après avoir trainé dans nos draps froissés, on daignera se lever pour aller petit déjeuner. Chocolat au lait, jus d'orange... Dis, mon amour, tu veux pas aller à la boulangerie ? Une fois à table, je te regarderais étaler du nutella dans ton croissant en me disant que, vraiment, c'est du gachis. Le nutella dénature le goût du croissant. Tu m'étaleras un peu de chocolat au coin de la bouche. T'en as un peu, là.. Juste pour pouvoir m'embrasser. Tout ça finira sous la douche, évidement. Un mélange de mousse et d'amour. Regarde comme on est beau sous l'eau. Mince, t'as vu l'heure ? Le boulot n'est vraiment pas notre truc... Oh, appelle le bureau pour dire que je suis malade et que je ne viendrais pas aujourd'hui. On passera la journée en amoureux, tous les deux. Ta main dans ma main pour se sentir bien, ensemble, se dire qu'on s'appartient et qu'on ne se quittera jamais. On ira t'acheter une chemise, je la choisirais et tu me laisseras faire en sachant que c'est moi qui la porterait. Tu m'emmeneras au bord de la mer pour me montrer des hirondelles et je te répondrais qu'il faudra un jour t'y faire : les hirondelles à la plage, ce n'est pas possible, pas plus qu'au zoo. On s'arrêtera sur un banc pour discuter et regarder les gens. Je te prendrais en photos en t'entendant déjà dire que tu es moche. Mais dis pas n'importe quoi ! Le soleil se couchera et nous rentrerons. La porte à peine ouverte, j'allumerais l'ordinateur et brancherais les enceintes. La voix de Saez en sortira aussitôt. Tu viendras me voir en me demandant de venir t'aider, je te répondrais que faire des pâtes n'a rien de difficile. Tu me traineras à la cuisine juste pour que je te regarde, pour que je te dise que tu fais très bien les pâtes mais que, finalement, ça n'a rien de surprenant puisque c'est moi qui t'ai tout apprit. Tu me jetteras un regard malicieux et je t'embrasserais. Bien sûr que je t'aime. On attendra que les pâtes soient cuites pour se rendre compte qu'il n'y a plus de mascarpone. Evidement, on a fait du tiramisu hier, tu aurais pu y penser. Je sortirais en vitesse pour aller en acheter en me disant que je n'aurais jamais du t'y faire goûter. Quand je rentrerais, tu auras déjà manger. Non mais mon amour, j'ai encore de la place pour en reprendre, tu sais". Je ferais mine de bouder et tu me prendras dans tes bras. Tu veux pas que je te fasse un massage tout à l'heure ? On finira de manger et je débarasserais pendant que tu iras nous mettre un dvd. Et mon massage, alors ? Tu me feras signe de me taire en me tendant les bras. J'irais me blottir contre toi et on regardera les images défiler sur l'écran. A la fin du film, tu m'enleveras mon tee-shirt et glisseras tes mains dans mon dos. Nous finirons la soirée dans nos draps froissés et je m'endormirais dans tes bras.





Coin lecture

" Emportée par une vague de mélancolie évanescente, elle comprend qu'elle est déjà en train de se fabriquer des souvenirs qu'elle portera en elle pendant longtemps. Elle sait qu'elle n'oubliera jamais rien de lui, ni la forme de ses mains, ni le goût de sa peau, ni l'intensité de son regard.
Elle sait aussi que ces instants de bonheur ne lui appartiennent pas complètement [...].
Mais qu'importe, elle engrange les images de ces moments volés et se les projettera les soirs de solitude comme un vieux film dont on ne se lasse jamais.
Car l'éclat de quelques heures de bonheur suffit parfois à rendre tolérables les désillusions et les saloperies que la vie ne manque pas de nous envoyer. "


Sauve-moi Guillaume MUSSO

# Posté le vendredi 04 janvier 2008 18:58

Modifié le vendredi 19 décembre 2008 07:01

199 Jours [...]

199 Jours [...]
[...] Parce qu'un jour, il a dit " 1+9+9 = 19 toc ! J'suis trop fort :p "







-<3-(_R-a-f-a-ël_)-<3 dit :
Pfff on en est pas encore là on a le temps
єνα - Moi j' dit :
sauf si tu pars
-<3-(_R-a-f-a-ël_)-<3 dit :
Je pourai te dire la mm chose
єνα - Moi j' dit :
non, toi tu n'as pas peur du futur
-<3-(_R-a-f-a-ël_)-<3 dit :
Si
-<3-(_R-a-f-a-ël_)-<3 dit :
si tu partai

<3

-<3-(_R-a-f-a-ël_)-<3 dit :
T'es un cadeau du ciel pour moi
єνα - Moi j' dit :
j'me serais cassée la gueule en tombant d'un nuage ? arrete tes conneries
-<3-(_R-a-f-a-ël_)-<3 dit :
Oui et je t'aurai ratrapé apparament
єνα - Moi j' dit :
t'es amoureux, et tu dis plein de bétises
-<3-(_R-a-f-a-ël_)-<3 dit :
Mais jte l'ai dit !
-<3-(_R-a-f-a-ël_)-<3 dit :
j suis pas amoureux !
-<3-(_R-a-f-a-ël_)-<3 dit :
J suis plus que amoureux !


-<3-(_R-a-f-a-ël_)-<3 dit :
tu sais il y en a... leur grande passion c'est... le keno... les chevaux... Moi ma grande passion c'est toi =D





# Posté le samedi 29 décembre 2007 17:19

Modifié le lundi 19 janvier 2009 16:05

Je suis une putain... de fille.

Je suis une putain... de fille.





Viens ici, laisse-moi enfoncer mes ongles dans ton dos, te mordre dans le cou et te plaquer contre le mur, attraper tes mains, te garder et te regarder. Laisse-moi profiter de toi. Si tu savais ce que ça me fait de te savoir à moi... Tu m'appartiens et je suis libre. Libre de faire ce que je veux de toi. Te faire rêver, te faire chuter, te faire l'amour... Et m'en aller. Se faire mal pour mieux s'aimer. Juste un peu, pour s'écorcher, pour s'accrocher. Au fond, tu sais que je reviendrais toujours. Même si ça en devient destructeur, même si ça en devient addictif, même si on en voudra toujours plus. Se sentir vivant puis devenir ivre. Je finirais par t'étouffer de ce trop plein d'amour. Oui, tu manqueras d'air, tes poumons seront plein de mon odeur. Je ne te laisserais jamais. Tu es condamné.






Loin d'être une fille facile, je suis une fille à toi.


# Posté le lundi 10 décembre 2007 17:51

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 17:49

Tout ça, je l'envoi en l'air

Tout ça, je l'envoi en l'air




Vos bonbons se coincent dans ma gorge. Je suis là, au milieu de vos enfantillages. Je suis là et je crie. Je ne supporte plus cette ambiance innocente, qui finira sûrement un jour en rêve brisé. L'enfance n'est qu'un mélange de sirop et d'eau dégueulasse. Je vous regarde attendre au pied du sapin, votre ours en peluche à la main... Je vous regarde et je ne dis rien. Il n'y a rien à dire.

Votre fumée me pique les yeux. Je suis là, au milieu de votre jeunesse. Je suis là et j'étouffe. Je ne supporte plus cette ambiance de débauche, qui finira peut-être même un jour en orgie. L'adolescence n'est qu'un dégoulis de fonds de bouteilles et de cendres. Je vous regarde vous droguer, ingurgiter des litres d'alcool... Je vous regarde et je ne dis rien. Il n'y a rien à dire.

Vos habitudes chamboulent mon estomac. Je suis là, au milieu de votre maturité. Je suis là et je crève. Je ne supporte plus cette ambiance responsable, qui finira un jour par vous causer du tord. L'âge adulte n'est qu'une soupe de souvenirs en noir et blanc. Je vous regarde payer les factures, ranger, travailler, élever vos gamins... Je vous regarde et je ne dis rien. Il n'y a rien à dire.




C'est ça, votre bonheur ? Après tout, chacun le sien.
Mais je n'y adhère pas.
Vous puez le faux.
Encore pire que
le paradis.




# Posté le samedi 10 novembre 2007 18:08

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 17:49