On devrait être prévenu de ce qui nous attend quand notre coeur s'emballe pour la première fois. Expliquer certaines notions. Pourquoi, quand sa main frole la notre, on se sent bien. Pourquoi, quand il nous regarde, on sourit. Pourquoi, quand il y a son souffle dans notre cou, on frisonne. Pourquoi, quand ses lèvres effleurent les notres, on se sent pousser des ailes. Tout ce bonheur qui nous envahit. Cette dépendance qui s'installe, peu à peu.
Comme un môme qui a besoin de sa mère ; c'est ce qu'il dit.
Y'a pas d'héros pour sauver le monde, on a donc décidé de le refaire à notre façon. Coeur contre coeur. On s'est égratiné les mains et écorché les genoux lors de certaines chutes, on s'aidera à se relever mutuellement. Notre univers est beau, du moins, c'est ce qu'on laissera parraître même s'il y naitra parfois quelques séquelles. Il y en aura, c'est évident. Mais on s'en sortira toujours, maintenant qu'on est ensemble.
Embrasse-moi.
On se crée des voyages impossibles à raconter, à partager. Ce n'est pas que nous n'en avons pas envie, mais... Si, finalement, nous n'en avons pas envie. Nous sommes des égoïstes, nous vivons pour nous. Il faut savoir garder, parfois. Il y a nous, puis le reste. Il n'y a que nous.
Embrasse-moi encore une fois.
C'était une évidence, au fond. Une évidence pas si évidente que ça au départ, mais une évidence quand même. Nos corps sont faits pour s'emboiter parfaitement, les pièces de puzzle correspondent. Ca ne sera pas quelqu'un d'autre. Ca ne collera pas pareil. Pas aussi bien. Enormement de choses nous rapprochent. Mais pas tout : 3h nous séparent. Dans la vie.
Viens me rejoindre sous la couette.
Un jour, je lui ai dit. Je t'aime. Pour de vrai. Je m'étais promis de ne plus tomber amoureuse. Je me suis trahie. Ca fait du bien. Du mal peut-être aussi. Je n'ai pas hésité à prendre tout ce que je pouvais prendre, tout ce qu'il me tendait. Donner, c'est plus difficile. Plus risqué. Il sait maintenant que quand je donne, je donne tout. Je n'ose pas lui dire que je ne peux plus partir. Finalement, sans l'autre, on est pas grand chose.
Il n'y aura jamais d'overdose.


