Je me suis assis sur une chaise et elle s'est déshabillée, sans vraiment faire attention à moi. Je l'ai à peine regardé et je suis allé sous la douche en prenant soin d'oter mes vêtements dans la salle de bain pour ne pas qu'elle me voit. Ce fût une douche rapide. Quand je suis sorti de la pièce, il y avait de la buée sur les vitres et j'étais encore mouillé. Elle était allongée, les yeux fermés et pourtant, à peine fûs-je assis sur le lit qu'elle m'embrassait à pleine bouche. Elle avait un préservatif dans la main que, bien sûr, nous avons utilisé.
Qu'elle ait jouie ou non m'importe peu, je voulais en finir, c'est tout. Ca a été trop long pour moi, sûrement pas assez pour elle. J'ai été jeter le préservatif usagé dans la petite poubelle en plastique d'un bleu atroce qui était disposée dans les toilettes.
Quand je suis revenu, j'ai joué le rôle du type épuisé par sa performance et j'ai fait semblant de m'être endormi. Environ 15 minutes plus tard, je l'ai entendu claqué la porte de la chambre. Elle avait laissé un mot sur son oreillé expliquant qu'elle avait envie d'une bonne vodka. Qu'est-ce que je pouvais en avoir à foutre ? Je me suis rhabillé en vitesse et j'ai quitté la chambre.
En remontant le couloir pour prendre l'assenceur, je suis passé devant une chambre d'où sortait des gémissements. Je n'y ai d'abord pas vraiment porté d'attention puis, en appuyant sur le bouton, je me suis aperçu que la voix féminine ne m'était pas inconnue : elle avait trouvé mieux qu'une vodka.
Coin lecture
" Théoriquement, j'avais trompé Elizabeth une seule fois, même s'il ne s'agissait pas à proprement parler de tromperie. Tromper l'autre signifie lui faire du mal. Cela n'avait fait aucun mal à Elizabeth - j'en suis convaincu -, mais en première année de fac, j'avais participé à une sorte de bizutage plutôt pitoyable consistant à passer une nuit avec une fille. J'ai dû le faire par curiosité. C'a été purement expérimental et strictement physique. Je n'ai pas trop aimé. Je vous épargnerai le cliché rabattu du "Ca ne vaut pas le coup de faire l'amour sans amour". Seulement, à mon avis, s'il est facile de coucher avec quelqu'un qu'on ne connaît pas ou qu'on apprécie pas particulièrement, il est plus difficile de rester avec cette personne une nuit entière. Une fois... hum... soulagé, j'ai eu envie de déguerpir. Le sexe, c'est pour n'importe qui ; ce qui suit est réservé aux amants. "
Ne le dis à personne... Harlan COBEN

